LES VENTES DE DISQUES EN FRANCE

ANNEE 2001 +10,8 % EN VALEUR + 7,4 % EN VOLUME



Le chiffre d'affaires des éditeurs phonographiques franchit, en 2001, le cap des 8 milliards de francs.
Avec 1,2 milliard d'euros, les ventes de disques progressent de près de 11% en 2001.

Après deux années successives de récession (2000/1999 : -1%, 1999/1998 : -2,5%), le marché de ces douze derniers mois apparaît comme un marché d'exception. 2001 a démarré sous de très bon auspices (premier trimestre : +9,5%), la tendance haussière s'est ensuite poursuivie et la fin de l'année a été remarquable (les trois derniers mois ont été en hausse de 18% par rapport à la même période en 2000).

Taux de progression des trimestres 2001/20001er trimestre2eme trimestre3eme trimestre4 eme trimestre
Evolution annuelle + 10,8%+ 9,5%+8,5%+1,4%+17,8%

2001 est donc une année particulièrement riche en production et aussi riche en succès.

LE MARCHE PROGRESSE MOINS POUR LES SINGLES QUE POUR LES ALBUMS

LE MARCHE DES SINGLES PROGRESSE DE 3% (EN VALEUR COMME EN VOLUME)

Depuis trois années consécutives, le marché des singles se stabilise aux environs de 37 millions d'unités.
Le "tiercé" 2001 est exclusivement francophone : Star Academy (La musique), L5 (Toute les femmes de ta vie), Garou (Seul).
Le succès de "La musique" et "Toutes les femmes de ta vie" en fin d'année ont notamment permis au marché des singles (atone à fin octobre) de gagner les trois points de croissance annuelle sur les deux derniers mois. Néanmoins le poids des plus fortes ventes est moins important cette année que l'année dernière.

En 2000, les cinq meilleures ventes de singles ont représenté 21% de ce marché. Cette année le chiffre atteint 18%.

LE MARCHE DES ALBUMS PROGRESSE DE 10% EN VALEUR ET DE 8% EN VOLUME

Cette progression (+634 millions de francs ou 97 millions d'euros) représente 80% de la croissance générale du marché.
Contrairement au marché des singles, la croissance des albums a été beaucoup plus régulière tout au long de l'année.

En 2001, 11 albums sont restés toute l'année sans interruption, classés parmi les meilleures ventes d'albums : Alizée, Isabelle Boulay, Yannick Noah, Saint Germain, Henri Salvador, Roméo et Juliette, Gérald de Palmas, Garou, Florent Pagny, Craig David et U2.
En 2000, seulement deux albums avaient réussi cette performance (Patrick Bruel et Alain Souchon)

LE MARCHE DES VIDEOMUSIQUES POURSUIT SA FORTE CROISSANCE :
+ 83% EN VALEUR
+ 68% EN VOLUME

Les ventes de vidéocassettes ont légèrement régressé (-10%) mais restent aux environs du million d'unités vendues.
Parallèlement, les ventes de DVD continuent leur ascension.
En deux ans, le nombre de DVD vendus a été multiplié par 10 (200 000 unités en 1999 et 2 millions d'unités en 2001). Les DVD musicaux d'artistes francophones ont représenté les deux tiers des unités vendues.
Les succès "vidéo" de 2001 sont notamment : Johnny Hallyday (100% Tour Eiffel), Mylène Farmer (Mylènium Tour), Céline Dion (Au cœur du Stade) et la comédie musicale "Les X Commandements.

LA PROGRESSION DU MARCHE EST ESSENTIELLEMENT PERMISE PAR LES PRODUCTIONS LOCALE

Le chiffre d'affaires de la variété francophone progresse de 15%, celui de la variété internationale de 6% et le répertoire classique régresse légèrement (-4%).

La hausse générale du marché (+800 millions de francs) est permise par la variété francophone à hauteur de 83%.

La contribution du répertoire local à la croissance atteint 89% pour les singles et 84% pour les albums.

 Croissance du CA de la variété francophone
(en millions de francs)
Croissance globale du marché
(en millions de francs)
Contribution de la variété francophone à la croissance
SINGLES+ 25+ 2889%
ALBUMS+ 531+ 63384%
VIDEO+ 100+ 13275%
TOTAL + 656+ 79383%


Le classement des meilleures ventes de l'année 2001 vient confirmer ces tendances : parmi les 10 meilleures ventes d'albums de l'année, 9 titres sont francophones et parmi les 20 meilleures ventes, 18 titres sont francophones.

Le spectaculaire développement des ventes du répertoire local est donc cette année imputable aux succès des albums de : Garou, Jean Jacques Goldman, Manu Chao, L5, Gérald de Palmas, les Enfoirés, Noir Désir, MC Solaar, Yannick Noah, Yann Tiersen, Alizée, Henri Salvador, Daft Punk, La troupe de Roméo et Juliette, Isabelle Boulay, Patrick Bruel, la Fonky Family et Mylène Farmer.

Cette liste témoigne à elle seule de la capacité des producteurs phonographiques à produire et développer des carrières d'artistes de sensibilités musicales variées, capables, chacun dans leur genre, de fédérer un vaste public.

Par ailleurs, sans égaler la performance de la variété française, la variété internationale tire son épingle du jeu puisque, après trois années consécutives de régression (2000 : -5%, 1999 : -9%, 1998 : -3%), ce répertoire progresse cette année (+6%) notamment grâce aux succès des albums de Dido et de Michaël Jackson.
Néanmoins, le chiffre d'affaires de la variété internationale reste en 2001 inférieur de 10% au chiffre constaté il y a 4 ans.

La part de la variété française au sein des ventes de disques de variétés continue donc sa progression pour atteindre 62% en 2001 (contre 60,3% en 2000, 54,4% en 1998 et 51,3% en 1995).

La belle performance du marché du disque en 2001 est le résultat du travail de production et d'investissement amorcé il y a quelques années (les investissements marketing et promotion des producteurs phonographiques ont doublé en 7 ans) et relayé par la loi sur les quotas : la liste des artistes francophones ayant rencontré cette année un large succès le prouve (90% des 20 meilleures ventes d'albums sont francophones).
Dans un très proche avenir, les producteurs souhaitent que les médias soient un meilleur relais des artistes auprès de leur public.
Les nouveautés sont encore insuffisamment exposées (56% des titres écoutés par l'auditeur radio sont des titres de plus d'un an) et les play lists sont de plus en plus concentrées (le taux de rotation des titres francophones a encore augmenté cette année).
La plus grande vigilance du CSA et l'arrivée de la Télévision Numérique Terrestre (avec, il faut l'espérer l'existence d'au moins une chaîne musicale) sont autant de garanties de pérennité du patrimoine musical et de son constant renouvellement.

Et, à l'aube du processus d'harmonisation fiscale européen, les producteurs phonographiques ne désespèrent toujours pas de voir le disque bénéficier d'un taux minimum comme les autres biens culturels.

Haut de page

Le marché de la musique enregistré en 2007


Rapport de l'IFPI sur la musique en ligne - 2007


Le marché de gros de la musique enregistrée 2007


Le Marché français au 1er semestre 2007


Le Marché français au 1er trimestre 2007

La musique en ligne et les droits (DADVSI) 2006


Le Marché de la musique enregistrée 2006

Le marché de la musique enregistrée 2006
(1er semestre)

Les ventes de Disques 2006 (1er trimestre)

Le marché de la musique enregistrée 2005

Les ventes de Disques 2005
(9 premiers mois)

Les ventes de Disques 2005 (1er semestre)

Les ventes de Disques 2005 (1er trimestre)

Les ventes de Disques 2004

Les ventes de Disques 2004
(9 premiers mois)

Les ventes de Disques 2004 (1er semestre)

Les ventes de Disques 2004 (1er trimestre)

Les ventes de Disques 2003

Les ventes de Disques 2003
(9 premiers mois)

Les ventes de Disques 2003 (1er semestre)

Les ventes de Disques 2003 (1er trimestre)

Les ventes de Disques 2002

Les ventes de Disques 2002
(9 premiers mois)

Les ventes de Disques 2002 (1er semestre)

Les ventes de Disques 2002 (1er trimestre)

Les ventes de Disques 2001

Les Ventes Monde 2000

Les ventes de Disques 2000

Les ventes de Disques 1999

Les News du Disque en France

L'économie du disque