LES VENTES DE DISQUES EN FRANCE
VENTES DE PHONOGRAMMES
(ventes gros H.T., nettes de retours, remises et ristournes)
PREMIER TRIMESTRE 2003 :
- 6.8 % en valeur- 3.5 % en volume
Au cours du premier trimestre 2003, le marché du disque a réalisé un chiffre d'affaires de près de 285 millions d'euros soit près de 7 % de moins qu'au premier trimestre 2002. Il s'agit de la deuxième période trimestrielle de baisse consécutive (le quatrième trimestre 2002 était déjà en recul de 6 % par rapport au quatrième trimestre 2001).
La croissance du marché des singles est permise par la variété francophone. Le nombre de singles francophones vendus a en effet progressé de 23 % (soit un million d'unités supplémentaires vendues par rapport au premier trimestre 2002) tandis que les ventes de singles internationaux ont chuté de 19 % (soit 750 000 unités de moins qu'en 2002 pour la même période). Les trois meilleures ventes de singles du premier trimestre 2003 sont toutes les trois francophones : Alphonse Brown (le Frunkp), Chimène Badi (Entre nous) et Star Academy 2 (Paris Latino). De plus, 58 % des ventes du TOP 10 singles sont francophones.
Au cours de ce premier trimestre, 27.7 millions d'albums ont été vendus soit exactement 3 millions de moins qu'en 2002 pour la même période. Le chiffre d'affaires des albums régresse donc de 30 millions d'euros (alors que la progression du chiffre d'affaires des singles n'est que de 1.5 million d'euros). Ce sont les albums de variété internationale qui " amortissent " la chute importante des albums francophones (-4.2 % en valeur pour les albums internationaux contre -15.6 % pour les albums francophones). Ce constat ne traduit pas pour autant une crise de la production francophone. Il faut en effet rappeler que le premier trimestre 2002 avait été exceptionnel : on dénombrait neuf albums francophones parmi les dix meilleures ventes mais encore huit cette année. Les trois meilleures ventes d'albums du trimestre sont aussi toutes les trois francophones : Les Enfoirés (La foire aux Enfoirés), Carla Bruni (Quelqu'un m'a dit) et Nolwenn Leroy (Nolwenn) Au total, sur le premier trimestre 2003, la part de marché du répertoire francophone au sein de l'ensemble des ventes de variétés perd un point : 61.4 % en 2003 contre 62.3 en 2002. Après deux années de performance exceptionnelle, le répertoire francophone s'essouffle donc et revient légèrement en deçà du chiffre constaté au cours du premier trimestre 2001.![]() Le répertoire classique, quant à lui, suit une évolution légèrement meilleure que celle du marché dans sa globalité (en valeur -5.9 % pour le classique alors que le marché global est en régression de -6.8 %). La part du marché du répertoire classique est stable sur le premier trimestre 2003 à 4.7 %.
Le nombre de vidéomusiques vendues est multiplié par 1.3 passant de 589 milliers d'unités au premier trimestre 2002 à 1.3 million d'unités en 2003. Les DVD, dont les ventes ont été multipliées par 2.5, représentent aujourd'hui 93 % du nombre de vidéomusiques vendues (contre 64 % au premier trimestre 2002). Sans la forte croissance des supports vidéo, le marché aurait régressé de près de 10 %. Le chiffre d'affaires vidéo a doublé sa part de marché passant de 3 à 6 % des ventes.
Bien qu'encore marginales, soulignons l'apparition des ventes de nouveaux supports : 27 000 DVD audio ont été vendus au cours de ce trimestre ainsi que 77 000 SACD. Avec une régression de près de 7 % au cours du premier trimestre 2003, le marché français enregistre aujourd'hui une chute des ventes similaire à la moyenne des résultats des principaux pays mondiaux (- 8% en volume et -7 % en valeur en 2002). La crise mondiale du disque n'épargne donc plus la France comme au cours de ces deux dernières années. L'accélération exceptionnelle des abonnements internet à haut débit coïncide étrangement avec la baisse du marché du disque. Il y a là plus que jamais matière à s'inquiéter des effets dévastateurs des téléchargements pirates et gratuits.
Avertissement : Le SNEP publiera désormais chaque trimestre à partir de 2004, une note de conjoncture sur les ventes de disques de détail dans les magasins. Les données ainsi communiquées sont relevées par Ifop/Tite Live à partir d'un échantillon d'environ 740 points de vente, représentatifs à la fois de la structure et de l'exhaustivité des ventes de détail en France (hors clubs, hors e-commerce). La réalité des sorties caisses est ainsi scannée, comptabilisée puis publiée chaque trimestre. Le relevé exhaustif des ventes n'étant techniquement permis qu'à partir du 1er janvier 2003, le comparatif avec l'année précédente ne sera donc disponible qu'à partir de 2004. Les chiffres des ventes éditeurs (ventes gros, hors taxes, nettes de remises, ristournes et retours) seront donc toujours publiées en 2003 afin de pouvoir cerner les évolutions. Le document ci-joint comprend donc : Une note de conjoncture sur l'évolution du marché global "ventes gros éditeurs H.T." comprenant à la fois les ventes audio (CD, cassettes, vinyles et tous supports et livres) et les ventes vidéo (DVD, VHS).Il apparaît que le marché ventes gros éditeurs H.T. (audio et vidéo) est, sur ce premier trimestre 2003, en régression de 6.8 % en valeur et de 3.5 % en volume. Un tableau comparatif des ventes audio de détailLes ventes détail recueillies par Ifop Tite/Live ne comptabilisent ni les vidéomusiques, ni les ventes en kiosques. - Le marché de détail a réalisé au cours du premier trimestre 2003 un chiffre d'affaires de 400 millions d'euros correspondant à un chiffre d'affaires gros de 262 millions d'euros. La différence entre ces deux chiffres est composée des remises et ristournes consenties par les éditeurs phonographiques, de la marge des distributeurs et bien sûr d'un taux de TVA de 19.6 %. Le coefficient multiplicateur incluant toutes ces données est donc de 1.5. - Les ventes gros audio (hors vidéos, hors ventes en kiosques) sont en régression de 10.7 % sur ce trimestre. Si le marché total ne régresse que de 6.8 % c'est donc essentiellement grâce à la performance des ventes de vidéomusiques (+ 91 % et 6 % des ventes). Un tableau descriptif de la structure des ventes de détail entre les hypermarchés (grandes surfaces alimentaires GSA) et les grandes surfaces spécialisées (GSS, incluant les enseignes FNAC, Virgin Mégastores, Hypermédia, Extrapole, etc.)Il apparaît dans ce document que : - 55 % des disques sont vendus dans les hypermarchés (contre 45 % dans les grandes surfaces spécialisées). - Les trois quarts des singles (75.6 %) sont vendus en hypermarchés, et un quart (24.4 %) dans les grandes surfaces spécialisées. - En revanche, les grandes surfaces spécialisées sont prépondérantes sur les ventes d'albums avec une part de marché en volume de 53 % (et donc 47 % pour les grandes surfaces alimentaires).
|
Le marché de la musique enregistré en 2007
Rapport de l'IFPI sur la musique en ligne - 2007
Le marché de gros de la musique enregistrée 2007
Le Marché français au 1er semestre 2007
Le Marché français au 1er trimestre 2007
La musique en ligne et les droits (DADVSI) 2006
Le Marché de la musique enregistrée 2006
Le marché de la musique enregistrée 2006
(1er semestre)
Les ventes de Disques 2006 (1er trimestre)
Le marché de la musique enregistrée 2005
Les ventes de Disques 2005
(9 premiers mois)
Les ventes de Disques 2005 (1er semestre)
Les ventes de Disques 2005 (1er trimestre)
Les ventes de Disques 2004
(9 premiers mois)
Les ventes de Disques 2004 (1er semestre)
Les ventes de Disques 2004 (1er trimestre)
Les ventes de Disques 2003
Les ventes de Disques 2003
(9 premiers mois)
Les ventes de Disques 2003 (1er semestre)
Les ventes de Disques 2003 (1er trimestre)
Les ventes de Disques 2002
Les ventes de Disques 2002
(9 premiers mois)
Les ventes de Disques 2002 (1er semestre)
Les ventes de Disques 2002 (1er trimestre)
Les ventes de Disques 2001
Les ventes de Disques 2000
Les ventes de Disques 1999