LES VENTES DE DISQUES EN FRANCE

VENTES DE PHONOGRAMMES
PREMIER SEMESTRE 2003 :
- 9 % en valeur - 6,3 % en volume





Les ventes gros éditeurs H.T. du premier semestre 2003 ont représenté un chiffre d'affaires de 525 millions d'euros contre 577 millions d'euros en 2002 pour la même période soit une chute de 9 %.

En volume, 73 millions d'unités ont été vendues contre 78 millions d'unités pour le premier semestre 2002 (- 6.3 %).

La régression du marché amorcée fin 2002 s'est poursuivie en 2003 au fil des deux trimestres écoules et ce, à un rythme de plus en plus soutenu.

Evolution du chiffre d'affaires trimestriel année n/n-1
4ème trimestre 2002/4ème trimestre 2001 - 6 %
1er trimestre 2003/1er trimestre 2002 - 7 %
2ème trimestre 2003/2ème trimestre 2002 - 12 %


Les ventes audio (marché hors vidéo) du premier semestre 2003 ont régressé de 11.4 % et la poursuite du fort développement des ventes de vidéomusiques (+ 61 %) permet à l'évolution du marché global de gagner 2.4 points pour atteindre - 9 %.

La régression des ventes audio (- 11.4 %) est imputable aux formats courts (- 17.5 %) comme aux formats longs (- 10.3 %)

Les ventes de formats courts régressent de 17.5 % au cours du semestre, en valeur comme en volume


16.5 millions de singles ont été vendus sur les six premiers mois de l'année 2003. Ce chiffre traduit une rupture avec les tendances des années précédentes sur la même période.

EVOLUTION DES VENTES SEMESTRIELLES DE FORMATS COURTS
(comparaison des premiers semestres)




Enfin, la régression des ventes de singles du premier semestre 2003 (-17.5 %) se porte de façon strictement équitable sur les deux répertoires (singles francophones -18 %, singles internationaux -17 %).

Les ventes de formats longs régressent de 10.3 % en valeur et de 5.5 % en volume


Les ventes d'albums ont représenté au cours de ce semestre 52.4 millions d'unités pour un chiffre d'affaires de près de 342 millions d'euros.

L'écart entre l'évolution en valeur (-10.3 %) et l'évolution en volume (-5.5%) traduit l'érosion significative des prix de gros nets de remises des éditeurs phonographiques sur les six premiers mois de l'année 2003. Le prix de gros net du CD album atteint 8.4 euros contre 8.9 en 2002 et 8.8 en 2001 (comparaison des semestres).

La régression du chiffre d'affaires des albums est imputable à hauteur de 80 % à la variété francophone.

En effet, entre le premier semestre 2002 et le premier semestre 2003, le marché des albums a " perdu " 50 millions d'euros dont 3 millions pour le répertoire classique (6 %), 40 millions pour le répertoire francophone (80 %) et 7 millions pour le répertoire international (14 %).

Les ventes de vidéomusiques poursuivent leur spectaculaire ascension


Les ventes de vidéomusiques ont quasiment doublé passant de 1.3 à 2.3 millions d'unités vendues (dont 94 % de DVD). Elles ont généré un chiffre d'affaires de 28.4 millions d'euros soit près de 11 millions de plus qu'en 2002 pour la même période.

Néanmoins, la progression du chiffre d'affaires des vidéomusiques (+ 11 millions d'euros) n'amortit donc pas la chute des ventes audio (-64 millions d'euros).

La baisse du marché s'est portée sur l'ensemble des répertoires mais la variété internationale résiste mieux que les autres

Classique : les ventes du répertoire classique régressent de 8.7 % en volume et 10.7 % en valeur.


Il suit donc l'évolution générale du marché. Sa part dans le chiffre d'affaires est donc stable à 4.6 %.

Variété : le répertoire francophone régresse de 5.8 % en volume et 11.3 % en valeur alors que le répertoire international régresse de 6.8 % en volume et 4.9 % en valeur


Si les deux composantes du répertoire " variétés " chutent en volume à des taux à peu près similaires (-5.8 % pour le francophone et -6.8 % pour l'international), les évolutions des chiffres d'affaires sont, en revanche, très disparates (-11.3 % pour le francophone et -4.9 % pour l'international).

L'écart valeur/volume est négatif pour le répertoire francophone (-5.5 points) alors qu'il est positif pour le répertoire international (+1.9 point). Ce constat montre que l'érosion du prix de gros net s'est exclusivement portée sur le répertoire francophone.

Par ailleurs, les artistes francophones sont ce semestre moins présents au sein des 20 meilleures ventes d'albums et de singles même s'ils restent largement majoritaires. Il faut néanmoins rappeler que le premier semestre 2002 avait été particulièrement exceptionnel pour les albums du répertoire francophone.

  PREMIER SEMESTRE 2001 PREMIER SEMESTRE 2002 PREMIER SEMESTRE 2003
SINGLES
6 premiers mois de l'année
Part des artistes francophones au sein des 20 meilleures ventes de singles
11 sur 20
soit 55 %
12 sur 20
soit 60 %
11 sur 20
soit 55 %
ALBUMS
6 premiers mois de l'année
Part des artistes francophones au sein des 20 meilleures ventes d'albums
15 sur 20
soit 75 %
17 sur 20
soit 85 %
13 sur 20
soit 65 %


Les trois meilleures ventes du semestre, pour les singles comme pour les albums, sont toutes trois francophones.

Pour les singles, il s'agit de CHIMENE BADI (Entre nous), ALPHONSE BROWN (Le Frunkp) et FLORENT PAGNY (Ma Liberté de Penser)

Pour les albums, il s'agit de CARLA BRUNI (Quelqu'un m'a dit), FLORENT PAGNY (Ailleurs land) et LES ENFOIRES (La foire aux Enfoirés)

La part du répertoire francophone au sein du chiffre d'affaires variétés revient, après la percée de 2002, à son niveau de 2001.

  PREMIER SEMESTRE 2000 PREMIER SEMESTRE 2001 PREMIER SEMESTRE 2002 PREMIER SEMESTRE 2003
Part du chiffre d'affaires francophone au sein du chiffre d'affaires variétés 61.1 % 61.5 % 63.5 % 61.8 %


Ventes qui chutent, érosion des prix nets et donc des marges, sont autant d'éléments qui confirment l'arrivée en France de la récession mondiale qui continue de sévir en 2003.

Les Etats-Unis estiment la baisse de leur chiffre d'affaires pour le premier semestre 2003 à 8.1%.

Le bilan des six premiers mois de l'année traduit, à la veille d'une décision sur l'éligibilité du disque à l'application d'un taux de TVA réduit, combien cette mesure est aujourd'hui devenue absolument nécessaire. Elle permettra d'enrayer le cercle vicieux baisse de chiffre d'affaires/baisse de la production qui pourrait s'instaurer, et ce, au détriment du patrimoine musical français et des artistes qui y contribuent.

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