LES VENTES DE DISQUES EN FRANCE
VENTES DE DISQUES EN FRANCE
PREMIER SEMESTRE 2004
- 22 % en valeur - 20 % en volume
Les ventes gros éditeurs H.T. du premier semestre 2004 ont représenté un chiffre d’affaires de 409 millions d’euros contre 524.7 millions d’euros en 2003 et 577 millions d’euros en 2002. Le marché du disque a donc régressé de 22 % en valeur sur un an et 30 % sur deux ans.
Il s’agit donc, sur les six premiers mois de l’année, d’une perte de chiffre d’affaires de 116 millions d’euros par rapport à 2003 et de 168 millions d’euros par rapport à 2002. A l’exception du mois de mars, les chiffres d’affaires des mois de ce semestre sont restés inférieurs à 2003 avec un trend à plus de moins 30 % en janvier et février qui s’est ralenti aux environs de 20 % en avril et mai, et qui s’est à nouveau dégradé en juin. La stabilité du mois de mars s’explique par le succès réitéré des « Enfoirés ».
La baisse de 22 % constatée au cours de ce semestre se décompose en -25 % pour l’audio (soit -124 millions d’euros) et +28 % pour la vidéo (soit + 8 millions d’euros).
On assiste donc à une très forte déflation des ventes audio conjuguée à un ralentissement de la progression des ventes de vidéomusiques. La chute de 25 % des ventes audio touche à la fois les singles (-32%) et les albums (-24 %) Entre 2004 et 2003 (comparaison des semestres), le marché audio perd 124 millions d’euros (-25 %) dont 18 millions pour les singles (-32 %) et 104 millions pour les albums (-24 %). Le marché des formats courts perd un tiers de sa valeur Il représente 38 millions d’euros en 2004 contre 56 millions en 2003 et 67 millions en 2002 (comparaison des premiers semestres). Avec 12.3 millions d’unités de formats courts vendus au cours du premier semestre 2004, la forte baisse de ce marché amorcée en 2002 se poursuit à un rythme encore plus soutenu qu’en 2003. Sur deux ans, le marché des singles aura perdu près de 8 millions d’unités (soit 40 % de moins qu’en 2002).
La régression des ventes de singles touche plus fortement le répertoire international (-34 %) que le répertoire francophone (-21 %).
Le marché des formats longs perd un quart de sa valeur Les ventes d’albums ont représenté au cours de ce semestre 42 millions d’unités (soit 10 millions d’unités de moins qu’en 2003 pour la même période) pour un chiffre d’affaires de 328 millions d’euros (soit 103 millions d’euros de moins qu’en 2003 pour la même période). L’écart entre l’évolution valeur/volume des ventes d’albums continue de se creuser en 2004, traduisant la poursuite de la baisse du prix de gros net de remises et ristournes (-5 % en 2004 comme en 2003). Enfin, la chute des ventes d’albums, touche deux fois plus fortement le répertoire international (-34 %)que le répertoire francophone (-15 %).
· La progression des ventes de vidéomusiques se ralentit Le rythme de progression des ventes de vidéomusiques a été divisé par 1.5 entre 2003 et 2004 (+48 % en unités en 2004 contre +78 % en 2003). Néanmoins, depuis 2002, et compte tenu de la détérioration du marché audio, la part de marché des ventes de vidéomusiques double chaque année : 1.5 % en 2002, 3 % en 2003 et 6 % en 2004.
· Meilleure résistance des répertoires classique et francophone à la crise du marché Classique : -14 % en valeur, -11 % en volume La baisse de 11 % en volume du répertoire classique est deux fois moins importante que celle de l’ensemble du marché des albums (-20 %). Ainsi, après deux années consécutives (2002 et 2003) de stabilité de part de marché à 4.6 %, ce répertoire franchit à nouveau le seuil de 5 % des ventes. Variétés : -23 % en valeur, -22 % en volume La chute du répertoire international (-31 % en valeur) a été presque deux fois plus importante que celle du répertoire francophone (-17 % en valeur). Ainsi, la part du répertoire francophone au sein des ventes de disques de variété gagne plus de quatre points pour atteindre 66.2 %. Aujourd’hui, deux disques de variété sur trois sont francophones contre moins de un sur deux il y a dix ans (46.7 % au premier semestre 1994, soit un gain de part de marché de vingt points en dix ans).
Cette porte percée s’explique par la présence plus significative d’artistes francophones au sein des meilleures ventes d’albums. Les trois plus fortes ventes de ce semestre sont trois albums francophones : Les Enfoirés (Les Enfoirés dans l’espace), la bande originale du film « Les choristes » et Francis Cabrel (Les beaux dégâts). Enfin, à l’exception de Norah Jones, les douze meilleures ventes d’albums sont toutes francophones. Au-delà des trois premiers, citons également les performances des albums de Kyo, Michel Sardou, Lorie, Yannick Noah, Calogero (avec deux albums classés), Corneille, Pascal Obispo et Tragédie. |
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