LES VENTES DE DISQUES EN FRANCE
LES VENTES DE DISQUES EN FRANCE EN 2004
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AVERTISSEMENT La comparaison entre les chiffres de vente détail et les chiffres de vente gros est difficile en raison des éléments suivants : - Les statistiques de détail, contrairement aux statistiques de vente gros n'appréhendent ni l'univers VPC ni l'univers kiosque : - Les statistiques de détail comprennent l'univers des points de vente livrés par les grossistes mais les ventes réalisées par les magasins sans gestion unitaire sont estimées. En revanche, dans les statistiques de vente gros, l'univers grossiste est comptabilisé à son juste niveau. - Les ventes de détail représentent l'exhaustivité des distributeurs phonographiques ; tandis que les ventes gros sont établies sur la base d'un échantillon représentatif de 90 à 95 % des distributeurs phonographiques. Soulignons néanmoins qu'il existera toujours un différentiel entre les ventes gros et les ventes de détail du au décalage entre les livraisons et les ventes aux stocks des magasins. Ce différentiel est, ceci étant, de moins en moins important car, sous l'effet de la réduction des ventes de disques, les distributeurs phonographiques ont réduit inéluctablement les mises en place en magasins. Enfin, les statistiques de détail, comme les statistiques de ventes gros ont été élaborées sur la même période : du 1er janvier au 31 décembre 2004.
En 2004, la régression de 14.3 % du marché est donc quasiment identique à celle de 2003 (-14.6 %). Le chiffre d'affaires des producteurs phonographiques atteint cette année 953 millions d'euros contre 1 112 en 2003 et 1 302 millions d'euros en 2002. En deux ans, le marché aura donc perdu 27 % de sa valeur soit 350 millions d'euros. ![]() 2004 est caractérisée par une très forte dégradation du chiffre d'affaires en début d'année (-22 % pour le premier semestre). Puis, à partir du deuxième semestre, la tendance baissière s'est ralentie (-7.3 % pour le second semestre). Le ralentissement de la chute du marché est visible au fil des trimestres.
Le rythme de régression du marché a donc été 4 fois plus fort en début d'année (-21% pour le 1er trimestre) qu'en fin d'année (-5% pour le 4ème trimestre). De plus, en toute fin d'année, le marché du disque est sorti du rouge : les chiffres d'affaires des mois de novembre et décembre ont progressé : + 6% en novembre et +9% en décembre. Il est beaucoup trop tôt pour parler de fin de crise. Le marché semble seulement se stabiliser à un niveau inférieur de 30 % à ce qu'il était il y a deux ans. Cette stabilisation devra être confirmée en 2005 et plusieurs années seront nécessaires pour regagner les 350 millions d'euros perdus par le marché en 2002 et 2004. L'évolution du marché (-14.3%) se décompose en -15.2% pour l'audio et -2% pour la vidéo. - Le marché audio représente 864 millions d'euros (-15.2%) soit 91 % des ventes. Au sein du marché audio : - les ventes de singles régressent de 31.6% en valeur et de 21.4% en volume. L'écart d'évolution valeur/volume s'explique par la baisse du prix du single intervenue progressivement au cours des quatre derniers mois de l'année. En effet, entre septembre et décembre 2004, le prix moyen du single constaté en magasin a baissé de 23% : 5.28€ ttc en moyenne pour le mois de septembre et 4.04€ pour le mois de décembre. Cette baisse de prix a permis de ralentir le rythme de la chute de ce marché. En effet, à fin août 2004, les ventes de singles en unités affichaient une baisse de 25% pour s'établir à une moyenne de 11% sur les quatre derniers mois de l'année. Avec 23.6 millions de singles vendus en 2004, ce marché a perdu près de la moitié de ses volumes en deux ans. ![]() La chute du nombre de singles vendus en 2004 (-21%) est deux fois plus importante sur le répertoire international (-37%) que sur le répertoire francophone (-14%). En deux ans (2002-2004), ce marché a perdu 15.7 millions d'unités dont 6.9 millions pour le répertoire francophone (44%) et 8.8 millions pour le répertoire international (56%). Les singles francophones représentent aujourd'hui près des trois quarts des ventes de formats courts (74%) contre 67% en 2003 et 62% en 2002. Comme en 2003, un seul single a dépassé cette année le seuil du million d'exemplaires vendus : les ventes d'albums régressent de 13.2% en valeur et de 7.8% en volume La baisse du marché des albums représente cette année une perte de chiffre d'affaires de 119 millions d'euros qui s'ajoute à la perte de 193 millions d'euros constatée en 2003. En deux ans, le marché des albums a perdu 312 millions d'euros (-28%) et 23 millions d'unités (-18%). Les ventes du répertoire classique baissent de 6.8% en valeur et de 7 % en volume Bien qu'en baisse, le répertoire classique résiste mieux à la conjoncture déflationniste que les ventes de variété. Avec 46.5 millions d'euros, le chiffre d'affaires classique représente aujourd'hui près de 5 % des ventes contre 4.5% en 2003et 4.7% en 2002. En deux ans, le marché classique a perdu 13.5 millions d'euros, soit 3.8% de la perte totale du marché (350 millions d'euros). Les ventes d'albums de variété baissent de 6.8% en volume et de 13.4% en valeur dont : Le chiffre d'affaires des albums de variété a représenté 741 millions d'euros contre 856 millions en 2003 et 1 038 millions en 2002.
En 2004, la chute des ventes d'albums francophones (-7.7%) est donc trois fois moins forte que celle des albums internationaux (-22.8%). La performance des albums francophones est cette année encore très significative puisque, parmi les dix meilleures ventes d'albums, neuf sont francophones :
Au total, tous supports confondus, la variété francophone atteint cette année un nouveau record avec 66.1% des ventes de variété contre 62.8% en 2003 et 61.9% en 2002. En deux ans, le répertoire francophone aura donc gagné quatre points de part de marché. - Le marché vidéo représente 89.2 millions d'euros (-2%) soit 9.3% des ventes. Après trois années de forte croissance, le marché des vidéomusicales s'est stabilisé aux environs de 90 millions d'euros. Le marché vidéo n'a donc pas été cette année un vecteur de compensation de la perte audio. Néanmoins, en volume, ce marché a progressé de 17% passant de 7.3 à 8.5 millions d'unités vendues. A mi année, le chiffre d'affaires des vidéomusicales affichait une progression de près de 30 % qui a été ensuite absorbée par une régression de 16% au cours du second semestre. En 2003, le chiffre d'affaires des vidéomusicales faisait jeu égal avec celui des singles. En 2004, le marché des singles ayant chuté de 31%, les vidéomusicales génèrent un chiffre d'affaires supérieur de 30% : 89.2 millions d'euros contre 69 millions d'euros pour les singles. En 2004, les vidéomusicales représentent 9.3% du marché en valeur contre 8% en 2003 et 4% en 2002.
Source : IFOP/TITE LIVE Pour la deuxième année consécutive, le SNEP publie, sur la base des chiffres communiqués par Ifop/Tite Live, une note annuelle de conjoncture sur les ventes de disques de détail dans les magasins. Les données ainsi communiquées (hors vidéo) sont relevées par Ifop/Tite Live à partir d'un échantillon d'environ 1 000 points de détail en France (hors clubs, hors e-commerce). La réalité des sorties caisses est ainsi scannée, comptabilisée puis publiée. Les principaux indicateurs communiqués sont les suivants :
En 2004, le marché de détail " audio " (albums et singles) a régressé de 11.3 % par rapport à celui de l'année 2003. Il représente cette année 1.45 milliard d'euros contre 1.64 milliard en 2003. En unités, le marché de détail régresse de 7.6 % : 107 millions d'unités vendues en 2004, contre 116 en 2003 ![]() Si l'année 2004 s'est globalement soldée par une chute de 11.3 % en valeur, le rythme de régression s'est néanmoins ralenti tout au long de l'année : -15% pour le premier trimestre, -12% pour le second trimestre, -11% pour le troisième trimestre et -8% pour le quatrième trimestre. Quel que soit le mois considéré, le chiffre d'affaires 2004 a néanmoins toujours été inférieur à celui de 2003. Les ventes de formats longs ont baissé de 2.4 % en volume et de 9.5 % en valeur. Les ventes de formats courts ont baissé de 22.2 % en volume et de 27.4 % en valeur.
La part des ventes d'albums gagne 4 points en volume, passant de 73 à 77 % des ventes et 2 points en valeur, passant de 90 à 92 % des ventes. Le marché de détail du disque se repartit entre (*):
La part des titres classés au TOP a représenté en 2004 (en volume) :
En effet, alors que le marché de détail des albums a régressé de 2.4 % en volume, les dix meilleures ventes de l'année ont progressé de 12% (passant de 5 à 5.7 millions d'unités) et les vingt meilleures ventes ont progressé de 5 % (passant de 8 à 8.5 millions d'unités). Les 200 meilleures ventes d'albums restent, quant à elles, à 33% des ventes totales de formats longs.
La répartition du chiffre d'affaires 2004 par genres musicaux montre la prédominance de la variété francophone avec 35.4 %.
AVERTISSEMENT Au sein des statistiques de vente gros publiées par le SNEP, la part des productions francophones s'établit à 62.9 %.
On note ainsi un léger déclin de la variété francophone (-2.2 points) au profit notamment :
En 2004, les revenus en ligne des majors ont représenté 8.5 millions d'euros. Ce chiffre se répartit entre les ventes en téléchargement (un quart des revenus en ligne soit 1.9 million d'euros) et les revenus de la téléphonie mobile (trois quarts des revenus en ligne soit 6.6 millions d'euros).
Sur la même période, le chiffre d'affaires des ventes physiques des majors a représenté 912.7 millions d'euros, perdant 153 millions d'euros par rapport à 2003. Les 8.5 millions de revenus supplémentaires générés par les téléchargements en ligne en 2004 sont donc très loin de compenser la perte de 153 millions d'euros constatée sur les ventes physiques. Le cumul des ventes physiques et des ventes en ligne s'élève donc à 921 millions d'euros. Les ventes en ligne 2004 représentent ainsi 0.9 % du total du chiffre d'affaires. L'émergence des ventes en ligne en 2004 ramène l'évolution du chiffre d'affaires réalisé par les majors de -14.4 % à -13.6 %. Enfin, selon l'institut d'études Jupiter, les revenus mondiaux des téléchargements en ligne sont estimés à 430 millions d'euros pour 2004 (330 millions de dollars). La part de marché des ventes en ligne de la France est donc estimée à 2 % (contre 6.6 % pour les ventes physiques) du chiffre d'affaires mondial. |
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