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France/musique sur internet: la loi antipiratage "fonctionne" (Pascal Nègre)
16/01/2012 10h33 - CULTURE-MUSIQUE-INTERNET - AFP-Finance - AFP

La loi réprimant le téléchargement illégal (loi Hadopi) est un "système qui fonctionne", a considéré lundi le président d'Universal Music France (Vivendi), en estimant qu'environ 2,2 millions de personnes ont cessé d'échanger de manière illégale leurs fichiers musicaux.


"Le principe de l'Hadopi, c'est une pédagogie pour amener les gens à changer de pratique. On ne peut que se réjouir que ce soit un système qui fonctionne", a déclaré Pascal Nègre au quotidien économique Les Echos, soulignant que "personne n'est passé devant le juge" en France contrairement, selon lui, à l'Allemagne "où il y a 70.000 personnes devant les tribunaux".


"En France, on peut dire que, grosso modo, 2,2 millions de visiteurs uniques ont quitté le +peer to peer+" (échanges de fichiers), a relevé M. Nègre. "Nous avons eu 800.000 visiteurs de plus sur +streaming+ (diffusion en flux) et 1,2 million sont arrivés sur les sites payants de téléchargement".


"La France est le pays dans lequel il y a plus de gens qui ont quitté le +peer to peer+ et dans lequel la progression des ventes numériques est plus importante que dans les autres pays", a-t-il souligné.


Par ailleurs, M. Nègre a indiqué qu'en 2011 le marché de la musique "va encore connaître une baisse mais elle sera limitée à -3%, -3,5%. On est très loin des -15%, -20% d'il y a quelques années".

Une situation qui contraste avec les Etats-Unis où "on assiste à un clair retournement de la situation et ce n'est pas un épiphénomène. Ils font +50% sur les ventes digitales, surtout grâce à iTunes et Amazon", a-t-il précisé.

Les ventes par téléchargement ont progressé "d'environ 15% en 2011" en France et "l'abonnement progresse de 60% dans l'Hexagone, par rapport à 2010. Au total, la progression dans le digital devrait atteindre de 20 à 25% et représenter 25% du marché".

"Malheureusement, l'an dernier, les ventes de CD reculeraient encore d'environ 8%. La tendance commence à s'inverser, mais la musique n'est toujours pas sortie de la crise en France", a-t-il noté.