LES DOSSIERS DU SNEP
Le projet de loi sur le droit d'auteur et les droits voisins dans la société de l'information
une exception en faveur des handicapés
une exception en faveur des copies transitoires et accessoires sur les réseaux numériques
La responsabilité des éditeurs de logiciels : un amendement d’origine parlementaire, soutenu par le Rapporteur du projet de loi et le Ministre de la culture, prévoit :
Un mécanisme de « réponse graduée » a été présenté par le gouvernement afin de disposer d’un éventail d’actions pour lutter contre le téléchargement illégal d’œuvres.
1 - La directive doit être transposée fidèlement.
Pour l'essentiel, le projet de loi soumis au Parlement transpose fidèlement la directive européenne sur le droit d'auteur et les droits voisins dans la société de l'information, déjà transposée dans la plupart des pays européens. Contrairement à ce qui a été affirmé, il a fait l'objet d'une large consultation, à plusieurs reprises dans le cadre du Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique et d'autres enceintes.Les producteurs de phonogrammes :
Ne remettent pas en cause l'exception pour copie privée dans l'usage des mesures techniques.
Approuvent la création du collège de médiateurs dont le rôle sera essentiel en permettant un dialogue là où il n'a pu se construire et, à défaut d'accord, d'intervenir pour régler les litiges subsistant au sujet des mesures techniques et de la copie privée.
Soutiennent l'interopérabilité des lecteurs de fichiers musicaux et vidéos protégés, cette interopérabilité ne devant pas aboutir à supprimer la protection permise par les dispositifs de protection. Compte tenu de l'existence du marché unique européen, une démarche française au plus haut niveau de l'Union européenne est indispensable pour qu'une politique industrielle active soit mise en oeuvre rapidement pour assurer cette interopérabilité.
l'amendement concernant la responsabilité des logiciels est très important car les éditeurs de logiciels sont les premiers à pouvoir agir pour prévenir la violation systématique des droits d'auteur ; nombre de ces éditeurs profitent des échanges illicites pour développer leur chiffre d'affaires, en rejetant jusqu'à présent toute la responsabilité de la contrefaçon sur les internautes ; ils doivent agir, sur demande du juge ;
le principe d'une « réponse graduée » doit être maintenu , à condition que le dispositif envisagé soit à la fois efficace, juste et adapté aux situations rencontrées ; cela suppose une combinaison d'actions, notamment dans le domaine de la prévention et de l'information, avec des sanctions en cas de persistance des activités illicites ; cela suppose également des moyens financiers et une adaptation avec les situations rencontrées, notamment la simplicité des procédures. L'exonération de responsabilité de téléchargeurs « petits » ou « modérés » ne serait pas acceptable.6 - Les négociations avec les syndicats de musiciens pour parvenir à une convention collective des artistes du secteur doivent se poursuivre.
Toutes les fédérations nationales représentatives des artistes et des producteurs de phonogrammes négocient une convention collective des artistes du secteur de l'édition phonographique, qui est actuellement très avancée.
Sous l'égide du ministère du travail, ils ont renouvelé récemment leur volonté d'aboutir rapidement à cette convention collective, prévoyant en particulier le cadre juridique minimal permettant aux musiciens de recevoir du producteur de phonogrammes des rémunérations fonction de l'exploitation de la musique contenant leur prestation, notamment sur l'Internet.
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QU'EST-CE QUE LA LICENCE GLOBALE ?
Au final, la licence globale n’a rien de commun avec le modèle de la licence légale utilisé en radio , et dont elle prétend s’inspirer. Voici quelques unes des différences : un nombre d’intervenants très identifiés et implantés en France d’une part (quelques centaines de radios) et des éditeurs de logiciels d’échange la plupart délocalisés, de l’autre ; un pourcentage sur les recettes des diffuseurs négocié avec ceux-ci en fonction de la réalité des usages, d’une part, et un forfait prélevé sur le coût de l’infrastructure d’accès sans aucun rapport avec la valeur des oeuvres, de l’autre ; un média qui participe à la promotion des œuvres dans un cadre très régulé par le droit français (sous l’égide du CSA), d’une part, et des téléchargements illimités qui se substituent très largement aux achats de supports physiques, de l’autre. POURQUOI LA LICENCE GLOBALE MENACE-T-ELLE LA CREATION ? La rémunération susceptible d'être générée par la licence globale est sans commune mesure avec le niveau d'activité des secteurs qu'elle menace.
La licence globale revient à déconnecter la rémunération perçue (qui ne dépend plus que de l'évolution du nombre des internautes) du niveau d'investissement réalisé sur la création, et de la satisfaction que le public a pu en tirer. Un tel système aboutirait à une économie administrée, se limitant à répartir la pénurie, tuera dans l'oeuf la prise de risque et la création. Comme certains de ses portes paroles l'ont reconnu lors des débats de l'Assemblée Nationale, la volonté de mettre en place la licence globale provient d'abord d'un renoncement à lutter contre la piraterie, alors que l'offre légale se développe et que les technologies permettent d'envisager un peer-to-peer légal.Alors que le système de licence globale figerait la situation actuelle et maintiendrait les industries culturelles françaises sur une pente décroissante, une alternative existe et a commencé à porter ses fruits en dehors de France : - cadre légal qui encourage la mise en place d'offres larges attractives, pénalise la distribution de logiciels exclusivement destinés au peer to peer pirate et combine en direction des internautes pédagogie (messages électroniques d'avertissement) et dispositifs plus efficaces de sanction de ceux qui se placent délibérément et durablement en infraction. Cette approche combinée devrait être fortement développée mi février, lors du prochain Conseil Européen, par le Commissaire européen Viviane Reding ; - mise en place de nouveaux services bâtis sur des modèles innovants (vente en ligne, P2P monétisé….) qui eux, maintiennent une rémunération juste et directe du créateur par son public. Les résultats encourageants enregistrés l'an dernier aux Etats-Unis confirment que le rebond est possible, sans renoncement aux valeurs qui fondent les relations avec les artistes. 2 - Un mécanisme irréaliste Il serait impossible de répartir ce prélèvement forfaitaire entre les ayants droit compte tenu des milliards de fichiers (musiques, films, logiciels, jeux vidéos, livres, photos, …) qui seraient échangés sans limite sur les réseaux du monde entier. Comment va-t-on distinguer les fichiers échangés ? S'il est optionnel, le système de licence globale pose la question du contrôle des déclarations faites par les internautes – comment vérifier qu'un internaute ayant choisi de ne pas régler son abonnement "licence globale" ne téléchargera pas ? – et s'il est obligatoire, l'objection de bon sens – comment justifier de faire contribuer un internaute qui ne télécharge pas ? – se double d'une forte incertitude sur son caractère constitutionnel.CONCLUSION | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Le SNEP a demandé à la société IFOP de réaliser une enquête sur la perception par le public de la responsabilité des sociétés éditrices de logiciels gratuits de téléchargement de fichiers musicaux ou de films sur internet. Les personnes sondées ont ensuite été interrogées sur la nécessité de prendre des mesures garantissant le respect du droit d’auteur. Ainsi, deux questions ont été posées à un échantillon de 1004 individus âgés de 15 ans et plus et structuré selon la méthode des quotas. Cette enquête a été réalisée les 24 et 25 novembre 2005. LES QUESTIONS Vous personnellement pensez-vous que les sociétés qui éditent des logiciels qui permettent aux Internautes de télécharger en ligne de la musique et des films de façon gratuite en violation des droits d’auteur devraient être considérées comme responsables de ces violations ? Dans ce cadre, estimez-vous qu’il serait normal que ces sociétés éditrices de logiciels de téléchargement soient obligées de prendre des mesures afin de garantir que leurs logiciels permettent de respecter les droits d’auteur ?LES RESULTATS Les deux tiers des personnes interrogées pensent que les sociétés qui éditent des logiciels permettant aux internautes de télécharger en ligne de la musique et des films de façon gratuite en violation des droits d’auteur, devraient être considérées comme responsables de ces violations.
Ces personnes sont majoritairement jeunes : 56% d’entre elles sont âgées de 15 à 34 ans dont 29% entre 15 et 24 ans et 27% entre 25 et 34 ans. A 57% les 15/24 ans et à 66% les 25/34 ans approuvent ce principe de responsabilité des éditeurs de logiciels. 88% des personnes interrogées pensent qu’il serait normal que ces sociétés éditrices de logiciels de téléchargement soient obligées de prendre des mesures afin de garantir que leurs logiciels permettent de respecter les droits d’auteur.
60% d’entre elles sont âgées de 15 à 34 ans, soit quasiment le double de leur représentation au sein de la population (33%). Parmi ces 60% de jeunes, 34% ont entre 15 et 24 ans (pour une représentativité de 16% au sein de la population) et 26% ont entre 25 et 34 ans (pour une représentativité de 17% au sein de la population). A 88% les 15/24 ans et à 85% les 25/34 ans approuvent une telle obligation de prendre ces mesures techniques. Au sein des personnes qui se sont exprimées en faveur de l’obligation de mesures garantissant le respect des droits (88% des personnes interrogées) 71% d’entre elles jugent les sociétés éditrices de logiciels de téléchargement gratuit responsables des violations des droits d’auteur et 26% ne les jugent pas responsables.Si la quasi-totalité (95%) des personnes jugeant responsables les sociétés éditrices de logiciels de téléchargement sont en faveur de mesures de protection, le pourcentage de personnes en faveur de mesures est également fort au sein des personnes ayant répondu négativement à la question sur la responsabilité (75%). Cela signifie qu’au-delà de la question de la responsabilité de la piraterie l’opinion est très majoritairement en faveur de mesures de protection (et surtout les jeunes). PROFIL DE L'ECHANTILLON / PROFIL DES PERSONNES AYANT REPONDU OUI AUX QUESTIONS POSEES
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Les producteurs se mobilisent en 2008 :
Les priorités 2007 :
Bilan économique 2007 :
Bilan économique 2006 :
Bilan des 9 premiers mois de l'année :
Bilan économique du 1er semestre 2006 :
Bilan économique du 1er trimestre 2006 :
Les priorités 2006 :
Bilan économique de l'année 2005 :
Bilan économique 9 premiers mois 2005 :
Bilan économique au premier semestre 2005
Synthèses thématiques 2005
Musique en ligne : l'industrie mobilisée