LES DOSSIERS DU SNEP
Pour l'allongement de la durée de protection des droits voisins, du droit d'auteur des artistes et des producteurs de phonogrammes
les règles applicables en France et la durée de protection qui en découle,
les différences avec la durée de protection des droits des auteurs, des éditeurs et des producteurs audiovisuels,
les fondements de cette durée, à savoir les traités internationaux de 1996 en tant que " durée minimum " et la directive européenne en tant que " durée obligatoire ",
la possibilité à l'expiration de cette durée d'utiliser quelques arguments juridiques pour tenter de se protéger contre certains agissements (notamment sur le fondement de la concurrence déloyale) mais sans grande portée,
l'existence d'une durée de protection de 95 voire 120 ans pour les phonogrammes aux Etats-Unis et d'une durée de protection située entre 50 ans et la durée américaine dans un certain nombre d'autres pays,
le caractère " référentiel " de la protection aux Etats-Unis compte tenu de l'importance économique de ce pays et de la concurrence internationale.
Du point de vue de l'équité : les artistes et producteurs bénéficient d'une durée de protection de leurs droits environ deux à trois fois plus courte que celle reconnue aux droits des auteurs et éditeurs, et des producteurs audiovisuels, alors que :
D'un point de vue économique : la durée d'exploitation des enregistrements du fonds de catalogue s'est allongée, en parallèle à l'accroissement des investissements pour cette exploitation, ainsi que du seuil de rentabilité des nouveautés.
D'un point de vue international : la distorsion entre la durée de protection aux Etats-Unis et celle applicable en France va accroître le déséquilibre économique entre ces deux marchés :
LES REPERTOIRES
LES ARTISTES| Les dix artistes totalisant le plus grand nombre d’enregistrements tombant dans le domaine public au cours des dix prochaines années | |
| JOHNNY HALLYDAY | 518 |
| SAMSON FRANCOIS | 457 |
| AIMABLE | 450 |
| ALDO CICCOLINO | 428 |
| CHARLES AZNAVOUR | 399 |
| ANDRE CLUYTENS | 360 |
| YVES MONTAND | 333 |
| LEO FERRE | 328 |
| DALIDA | 326 |
| RICHARD ANTHONY | 301 |
Au sein du répertoire variétés, le nombre d'enregistrements tombant dans le domaine public s'accélère très fortement à partir de 2007, avec les premières " fins de droits " de :| ANNEES | ARTISTES |
| 2007 | DALIDA |
| 2008 | Sacha DISTEL, Michel LEGRAND |
| 2009 | BARBARA, Richard ANTHONY, Serge GAINSBOURG, Jean FERRAT |
| 2010 | Yvette HORNER, Hugues AUFRAY |
| 2011 | Johnny HALLYDAY, Nana MOUSKOURI, Marie LAFORET, Georges MOUSTAKI, |
| 2012 | Eddy MITCHELL, Dick RIVERS, Les Chats Sauvages, Sylvie VARTAN |
| 2013 | Claude NOUGARO, Enrico MACIAS, Françoise HARDY, Claude FRANCOIS |
| 2014 | Michel DELPECH, Jeanne MOREAU, France GALL, Pétula CLARK, Michel BERGER, Alain BARRIERE |
| 2015 | Serge REGGIANI, Salvatore ADAMO, Pierre VASSILIU, CHARDEN, CHRISTOPHE |
| 2016 | Joe DASSIN, Hervé VILARD, DANI, Michel SARDOU |
| 2017 | Jacques DUTRONC, Michel FUGAIN, Mireille MATHIEU |
| 2018 | Georgette PLANA |
| 2019 | Gilles DREU |
| 2020 | Mike BRANT, IL ETAIT UNE FOIS |
Au sein du répertoire classique plus de 80 % des enregistrements du répertoire classique tombant dans le domaine public en 2004 sont concentrées sur dix interprètes principaux :| Liste des 10 artistes totalisant le plus grand nombre d’enregistrements tombant dans le domaine public en 2004 au sein du répertoire classique | |
| ANDRE CLUYTENS | 93 |
| ISSAY DOBROWEN | 53 |
| YVES NAT | 42 |
| JULES GRESSIER | 35 |
| SAMSON FRANCOIS | 23 |
| MARCELLE MEYER | 16 |
| MARCEL CARIVEN | 15 |
| MICHEL ROUX | 11 |
| MUSTAPHA SKANDRANI | 9 |
| JACQUES-HENRI RYS | 9 |
| Part au sein de l’ensemble du classique tombant dans le domaine public en 2004 | 81% |
Au sein du répertoire jazz :
Pourquoi ces artistes ne pourraient-ils plus toucher des royalties sur les ventes de leurs enregistrements alors que les auteurs et compositeurs de ces mêmes œuvres continueront encore pendant vingt ans de percevoir des droits ?
Pourquoi les producteurs de ces artistes ne pourraient-ils plus faire valoir leur droit exclusif leur permettant d'exploiter cette part de catalogue qualifiée de patrimoine ?
Pourquoi les producteurs ne pourraient-ils plus percevoir les droits afférents à ces enregistrements et notamment la rémunération équitable et la rémunération pour copie privée sonore et copie privée audiovisuelle ?Nous, artistes, et interprètes faisons partager la passion de la musique à des millions de personnes en Europe. En contrepartie, nos enregistrements sont protégés pour une certaine période, ce qui nous permet d'être rémunérés pour les efforts investis dans la création de nos oeuvres. L'Union Européenne reconnaît à 50 ans la durée normale de protection des phonogrammes. Cela signifie que certains d'entre nous voient d'ores et déjà de leur vivant leurs enregistrements tomber dans le domaine public. Parallèlement, d'autres catégories d'ayants droit tels que les auteurs et les réalisateurs conservent les droits sur leurs œuvres 70 ans après leur mort. Nous sommes extrêmement déçus du retard pris par l'Union Européenne sur ce sujet, qui estime que les artistes, interprètes et producteurs de phonogrammes bénéficient d'une durée de protection suffisante pour leurs enregistrements. En dehors de l'Union européenne, d'autres pays ont accordé une durée de protection plus longue à leurs interprètes : les Etats-Unis (95 à 120 ans), le Mexique (75 ans), le Chili (70 ans), le Brésil (70 ans), le Pérou (70 ans), la Turquie (70 ans), l'Inde (60 ans) et le Venezuela (60 ans). L'Australie et Singapour tendent vers une extension de la durée à 70 ans. Il existe indéniablement une tendance mondiale vers un allongement des droits. Bientôt, de plus en plus d'œuvres célèbres et populaires d'artistes vivants non moins célèbres seront libres de droit et tomberont donc dans le domaine public. Nous ne percevrons plus de droits sur nos titres. Il nous semble injuste que de telles œuvres puissent avoir plus de valeur ailleurs qu'en Europe en raison d'un défaut d'harmonisation de la durée de protection entre les pays. Ces distorsions empêchent par ailleurs le bon développement du commerce électronique à cause de la facilité avec laquelle les œuvres circulent librement via Internet d'un pays à l'autre. Allonger la durée des droits c'est montrer une volonté d'encourager la création et le développement de nouveaux investissements dans le répertoire local et les jeunes artistes. Pour toutes ces raisons, l'Union européenne doit profiter de l'occasion qui lui est offerte avec la révision de la directive sur la protection des droits voisins, pour harmoniser la durée des droits entre les Etats membres et les autres pays du monde entier. Il faut agir pour préserver la richesse du patrimoine musical européen. Nous espérons pouvoir compter sur votre soutien. |
Les producteurs se mobilisent en 2008 :
Les priorités 2007 :
Bilan économique 2007 :
Bilan économique 2006 :
Bilan des 9 premiers mois de l'année :
Bilan économique du 1er semestre 2006 :
Bilan économique du 1er trimestre 2006 :
Les priorités 2006 :
Bilan économique de l'année 2005 :
Bilan économique 9 premiers mois 2005 :
Bilan économique au premier semestre 2005
Synthèses thématiques 2005
Musique en ligne : l'industrie mobilisée