LES MISSIONS DU SNEP
L'action juridique du SNEP
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la défense des droits des producteurs
Le numérique est au cœur des enjeux du métier de producteur, puisqu'il engendre des évolutions irréversibles. Le juxe box et les concerts en ligne, les programmes musicaux personnalisés le téléchargement à la demande, les forums de discussions avec les artistes, l'accès illimité à tous les styles musicaux, les informations en temps réel sur l'actualité musicale… La nouvelle frontière de la musique : c'est Internet.
Les producteurs y consacrent d'ores et déjà une part substantielle de leurs investissements et de leurs projets de développement. Traditionnellement pierre angulaire de la mission de représentation du SNEP, l'activité juridique s'est donc considérablement développée ces dernières années.
Elle s'organise autour de deux axes principaux :
Une implication permanente dans l'élaboration des textes nationaux et internationaux L'élaboration de textes fondamentaux pour l'avenir de la production phonographique mobilise le SNEP, tant au plan français qu'européen et international. L'enjeu est d'assurer aux producteurs de disques des conditions d'exploitation satisfaisantes de leur catalogue et de garantir leurs droits dans un contexte économique et technologique en pleine mutation, celui de l'environnement numérique qu'il s'agisse de :
L'objectif du SNEP est de contribuer à la mise en place de ces nouvelles règles, pour obtenir que ses membres disposent d'un cadre juridique et d'une protection contre les nouvelles formes de piraterie. Ce cadre devra leur permettre de maintenir une production dynamique et surtout d'exercer simplement leur métier. L'action du service juridique du SNEP en la matière consiste à s'impliquer systématiquement dans la préparation des textes législatifs et réglementaires pour obtenir que soient pris en compte les droits des producteurs.
Les moyens :
Action associée à celle de partenaires professionnels
Une action de concertation et de négociation avec les partenaires de la filière musicale Le SNEP consacre une part importante de son activité à la construction de relations et d'accords professionnels avec les autres acteurs de la vie musicale, qu'il s'agisse des ayants droit, des médias, des autres industries culturelles ou des industries de nouvelles technologies.
Le service juridique du SNEP est régulièrement amené à négocier des accords professionnels avec les représentants des créateurs et des artistes.
Les auteurs, compositeurs et éditeurs
Les artistes vedettes
Les artistes musiciens
Les partenariats sociaux et professionnels
Le SNEP intervient sur des questions sociales communes aux employeurs de spectacle
Le service juridique du SNEP a en charge les contrats et accords de la profession.
La concertation avec les autres industries culturelles est également au cœur des préoccupations du SNEP
Des services spécifiques pour les membres du SNEP
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C'est oublier que la création puis la production d'un disque représentent beaucoup de travail et d'investissements. Les ressources de l'industrie phonographique proviennent certes de la vente de disques (dont le volume diminue chaque année) mais aussi de l'utilisation de la musique dans les médias, radios et télévisions et les lieux publics. Désormais, ces ressources proviendront aussi de l'internet à travers des contrats avec les créateurs et les producteurs.
S'affranchir du respect du droit d'auteur et des droits voisins sous prétexte que l'on se retrouve dans un nouveau domaine technologique, c'est violer les droits des artistes et producteurs et surtout condamner à terme leurs capacités de création ou de production.
Téléchargement et gravure ne sont plus des phénomènes de mode réservés à quelques internautes futés, aujourd'hui c'est un véritable réseau parallèle qui s'est organisé tant au bureau, que dans les cours d'école pour piller à bon compte la création.
L'action conjointe du SNEP sous l'egide de l'IFPI et de la SCPP a permis d'agir sur les projets de directives de Bruxelles en faveur :
- du droit exclusif d'autoriser pour toutes les transmissions numériques de phonogrammes,
- de strictes exceptions au droit de reproduction pour la copie privée numérique de phonogrammes,
- du renforcement de l'interdiction du dispositif de violation des mesures techniques de protection contre la copie.
Les points clés de ces rencontres parlementaires
La copie privée numérique
Le gouvernement français a confirmé la nécessité pour les producteurs et autres ayants droit d'obtenir le droit d'autoriser, dans le cas où des systèmes anti-copies existent, car la copie numérique est un véritable clône de l'enregistrement original.
Le Ministère de la Culture a reconnu qu'il fallait une détermination précise du champ de la licence légale vis à vis des nouveaux services de diffusion numérique, pour limiter strictement cette exception au droit d'autoriser des producteurs.
Les débats ont fait valoir les intérêts divergents entre d'une part, les opérateurs qui souhaitent être exonérés de toute responsabilité en vertu de dispositions du droit français et d'autre part, les producteurs et les créateurs qui demandent une responsabilité des hébergeurs et des fournisseurs d'accès quant à la licéité des œuvres disponibles sur le Net.
Le contrat individuel musiciens/producteurs : légitime et indispensable
Le producteur est celui qui doit, dans le cadre du contrat de travail prévu par la loi, être cessionnaire des droits des artistes musiciens aux fins d'éviter tout blocage dans l'exploitation des œuvres, phonogrammes et vidéogrammes et moyennant le paiement de justes rémunérations.
Le producteur qui seul assume les investissements et les risques liés à l'édition d'un phonogramme ne peut prendre le risque de financer un enregistrement sans avoir la possibilité, à partir de celui-ci, d'effectuer ou de permettre les exploitations nécessaires :
distribution de disques ou d'enregistrements en ligne, réalisation de clips et de spots publicitaires, inclusion dans un CD-ROM…